L’équipe des Projets spéciaux de Radio Canada International a été créée en 2007 avec pour mandat de développer les productions multimédia de RCI. Le département des projets spéciaux se veut une vitrine sur les cultures venues d’ailleurs et de ce qu’elles contribuent à la société canadienne. Elle reflète les réalités et les préoccupations des nouveaux arrivants et des Canadiens de toutes origines. Elle a produit entre autres projets, la série documentaire L’érable à palabres, une série documentaire tournée au Québec, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba qui donnait la parole aux Africains francophones installés au pays.
Dans la série Voir double (2009) l’équipe des Projets spéciaux de RCI a cherché a provoquer des rencontres interculturelles entre des nouveaux arrivants et les Canadiens de longue date. Une série proposée en 14 épisodes Web tournés à Halifax, Québec, Ottawa, Toronto, Montréal et Vancouver.
Lors du concours Génération DX2 lancé en 2007, RCI invitait les élèves des écoles secondaires du pays à s'exprimer sur les rapports interculturels, par le son ou l’image. Les concours de courts métrages Migr@tions (2008) et Migr@tions 14-17 (2009) ont connu un franc succès. Des centaines de participants ont répondu à l’invitation lancée par RCI à travers le monde pour produire six grands gagnants.
RCI a par ailleurs produit la série télé et Web intitulée J’adopte un pays, de même que le concours Métissé serré. Le concours Racines s’inscrit dans la continuité des efforts déployés par Radio Canada International pour rejoindre tous les Canadiens, peu importe leurs origines et lieux de résidence.

Boris œuvre depuis 1985 dans les domaines de la radiodiffusion et des communications et de l’action sociale. Américain, canadien, russe, hollandais, français, haïtien et parfois polonais de confession juive, Boris a une identité confuse dans laquelle il se complaît. Boris travaille dur, à modifier les lois internationales qui lui permettraient d’obtenir tous les passeports qu’il souhaite, étant limité à deux pour l’instant. Boris bronze très vite sur une plage mais pâlit très rapidement l’hiver venu. Boris, qui était jadis un artiste, collectionne la musique, adore la photo, les voyages et les bons restaurants. Journaliste, animateur et réalisateur, Boris coordonne actuellement l’équipe du projet Racines.

Née dans les années 70, de parents légèrement hippies, sous le chaud soleil de la Martinique, Sorine a vite été catapultée dans les joies de l’hiver québécois. En bon Français soixante-huitard, son père voulait bâtir sa cabane au Canada! Ce qui fut fait, au milieu des sapins, dans un rang isolé de Saint-Denis-de-Brompton. Depuis, elle parle couramment le joual, mais continue de croquer la baguette et de pimenter généreusement sa morue salée. Pour cette curieuse éclectique qui se passionne pour la langue, le journalisme était la voie toute indiquée. Radio-Canada est sa maison depuis 2000. Elle a élu domicile tour à tour dans les secteurs radio, télé, français et anglais, mais depuis quelques mois c’est à RCI qu’elle a planté ses racines.

Awa est née à Bulawayo au Zimbabwe. Elle se passionne surtout pour l’écriture, mais est également très friande de danse sociale et de voyages. Awa avoue cependant affectionner tout particulièrement un plat de son enfance qu’on appelle “Umxhanxa”, fait à base de ijodo, un melon de couleur jaune. Elle admet que son prénom, Awakhiwe, lui complique la vie quand elle se présente à autrui. Awakhiwe signifie “faire, bâtir ou créer”. « Je le vois comme un mot d’action qui amène les choses à la vie. Si on ajoute un nom, cela peut prendre un autre sens, comme awakhiwe amanzi, qui veut dire apporter de l’eau, ou awakhiwe umuzi, qui veut dire construire une maison. La conclusion est qu’on ne devrait jamais donner à un enfant un nom traduit directement d’un prénom africain… ce serait trop bizarre », dit Awa.

Rosemary a vu le jour à Montréal dans les années mille neuf cent quelque chose. Issue d’une mère acadienne et d’un père canadien/irlandais Rosemary parlait déjà à trois ans les deux langues de ses parents qui eux se trouvèrent désemparés de ne plus rien pouvoir lui cacher. Rosemary raffole de tout ce qui est british incluant les accents, la musique et bien sur les films ayant vu la version 2005 d’Orgueil et préjugés plus de fois qu’elle n’ose le dire. Bien qu’elle ne soit pas une amatrice d’opéra, Rosemary éclate en sanglots incontrôlables lorsqu’elle entend l’aria Nessun Dorma de Puccini. Rosemary travaille à Radio Canada International depuis 1985 et se sent chez elle parmi ses collègues venant d’ailleurs sur la planète (ainsi que ceux qu’elle soupçonne de venir d’autres planètes!). Rosemary ne quitte jamais la maison sans ses perles et son cellulaire.

Fan de la salsa cubaine et “pas pire” dans le domaine. Esprit ouvert aux nouvelles cuisines, du arroz congris cubain, à la poutine québécoise. Adore parler … bla bla bla… avec les voisins, les amis…bla bla bla. Chhhut! Étudier et apprendre sont aussi des plaisirs. Alors, aller à l'université ou au travail est toujours aussi plaisant que d'aller danser sur la musique de Van Van (orchestre cubaine renommé). Hummm?! C'est vrai! Rêve de posséder une baguette magique pour régler les problèmes du monde. Cubaine typique dans sa joie et son rire, cubaine atypique dans son adoration du froid canadien. Et c’est vrai!

Le mexiquois, Enrique Garcia surnommé Kiké, depuis son arrivée au pays des Québécois, a toujours été intrigué par les spécificités linguistiques de cette belle province. Par exemple, il ne comprenait pas pourquoi les gens mangent des patates frites avec une sauce sucrée, ou encore, pourquoi on dit toujours… “pis” et “tsé”, “stie”, devant une phrase? Son espagnol est pas mal, mais son français est impeccable. Enrique adore son chapeau mexicain et encore plus son super enregistreur. Ses héros : René Lévesque et Le Santo (lutteur mexicain). Amoureux de Montréal et surtout de l’hiver, Enrique est un expert en ski de fond et le roi du snowboard… gare aux champions du monde! Il en est à sa deuxième année à Radio Canada International.

Geeta Nadkarni a grandit à Mumbai, en Inde. Et dans la maison des Nadkarni, les fables étaient coutume. L’enfance de Geeta et celle de ses trois sœurs a été bercée par les interminables histoires que leur père leur racontait au coucher, mettant en scène des espions russes et des dragons aux impressionnantes flatulences. Geeta a produit sa première pige à l’âge de 12 ans pour l’impressionnante somme de 110 Dirhams (30$ Cad) pour sa contribution au Young Times de Dubaï. Pas mal d’argent quand on n'a que 12 ans ! Chaque fois que sa mère lui rappelait de mettre de l’ordre dans sa chambre, Geeta mijotait son indépendance future. Bon, ça a pris un peu de temps… mais elle a pu voyager. Geeta a travaillé pendant deux ans comme journaliste à Singapour avant de déménager à Montréal en 2003. Ses passions sont la lecture, la peinture, le tricot, la danse, le droit des animaux, les produits verts et son époux … mais pas nécessairement dans cet ordre.

Passionné de l'image, Jérôme à tourné des milliers de kilomètres de ruban vidéo à travers le monde. Rencontrer des gens de partout et voyager : c'est sa passion ! Né à Québec, Jérôme a vite compris qu'il fallait ouvrir ses horizons pour mieux comprendre les différents enjeux mondiaux, régionaux et locaux. Créer l'image parfaite et capturer l'émotion sont là les défis que se donnent Jérôme. Aussi téméraire sur son snowboard que derrière sa caméra, il se promet de donner du PEP au projet Racines.

Née dans les montagnes de Kabylie en Algérie, Nadia est arrivée au Québec à l’âge de 18 ans. Aujourd’hui, Nadia se sent tout à fait d’ici surtout depuis qu’elle a intégré les jurons québécois dans sa langue kabyle. Quand elle ne danse pas la salsa ou qu’elle ne terrorise pas ses deux ados, elle fait du journalisme à Radio-Canada, CBC ou RCI ou réalise des documentaires qui ne plaisent pas toujours à tout le monde. Mais ça, Nadia, le sait bien… Ses sujets de prédilection : religion, identités, intégration, tout ce qui remue les émotions et crée la controverse… Elle aime bien la controverse, elle trouve que ça fait réfléchir. De toute façon, c’est pour cela qu’elle a choisi ce métier!






